Bande-dessinée adulte

The Boys de Garth Ennis et Darick Robertson

The Boys, On ne prend plus de gants, intégrale tome 6, Garth Ennis et Darick Robertson, Panini Comics, 2014
The Boys, On ne prend plus de gants, intégrale tome 6, Garth Ennis et Russ Braun, Panini Comics, 2014
Titre
The Boys
Auteur
Éditeur
Panini Comics
Date de parution
Cible
Pas pour tout le monde. Ça s'adresse à la catégorie des gens qui ont l'estomac bien accroché, qui n'ont peur ni des gros mots ni du trash.
Résumé

Nous sommes dans un monde où les supers-héros existent. Il y en a même plein, organisés en équipes, censés faire la police un peu partout dans le monde. Les comics racontent leurs exploits et les gens les admirent. Sauf que les « super slips » ne sont pas si formidables que ça, il leur arrive même de cafouiller un peu, comme percuter à pleine vitesse une fille en pleine balade amoureuse et la tuer sur le coup, la démembrant par la même occasion. Ils ont des hobbies, comme l’alcool, la drogue, les orgies en tout genre (et si possible d’un genre particulièrement pervers). Bien sûr le badaud ne sait pas tout ça. La CIA par contre le sait bien et monte une équipe chargée de surveiller les super slips. Mesdames et Messieurs, je vous présente les Boys :

The Boys, On ne prend plus de gants, intégrale tome 6, Garth Ennis et Darick Robertson, Panini Comics, 2014
The Boys, On ne prend plus de gants, intégrale tome 6, Garth Ennis et Russ Braun, Panini Comics, 2014

Avis sur la bande-dessinée adulte The Boys de Garth Ennis et Darick Robertson

On ne va pas trop en dire pour ne pas gâcher la lecture, mais pour résumer, The Boys, ça déménage. Vous l’aurez compris, cette BD va à l’encontre des histoires de super-héros classiques. Ici, la plupart des super-slips sont des dégénérés, les Boys chargés de les surveiller sont tous traumatisés donc un peu spéciaux voire ultra-violents, les hommes politiques sont corrompus jusqu’à la moelle, et la société Vought, qui gère les super-héros, aspire à la toute puissance.

Les personnages sont fouillés, le scénario complexe n’est pas du tout politiquement correct, il y a de l’humour (surtout noir, avouons le), de l’action, et beaucoup de trash. Le trash, parlons-en. Quand j’ai lu le premier tome de l’intégrale, je suis restée dubitative. C’est bien, me suis-je dit, mais est-ce que tout cet étalage d’ultra-violence et de sexe glauque est nécessaire ? Hé bien, oui, finalement. Car le monde décrit par Garth Ennis est trash. C’est un monde dégueulasse, et les personnages qui l’habitent le sont aussi. Même les plus gentils d’entre eux cèdent à la violence ou à la perversion, au moins un peu. Ce qui n’exclue pas une pointe d’optimisme. Si si, je vous assure, tout n’est pas perdu pour tout le monde dans ce monde cruel.

Au dessin, on a Darick Robertson pour la majeure partie de la série. Ceux qui ont lu la super BD Transmetropolitan le connaissent (on en reparlera dans un prochain article).

The boys, intégrale tome 2, Garth Ennis et Darick Robertson, Panini Comics, 2012
The boys, intégrale tome 2, Garth Ennis et Darick Robertson, Panini Comics, 2012

Il y a plein d’affreux sur cette illustration, mais tout de même, il faut reconnaître que c’est beau, non? Le dessin évolue au fil des tomes, j’ai parfois été un peu décontenancée par le changement de visage de certains personnages, et le trait est par moments moins subtil. Mais on ne va pas cracher dans la soupe, globalement le dessin est très bon. Russ Braun, qui assure la fin de la série, reprend bien le flambeau et on ne sent pas de rupture graphique.

Vous pouvez trouver The Boys tome par tome ou en version intégrale (6 tomes). Chaque tome de l’intégrale contient des bonus sympathiques (préface – agréable à lire hein, pas la préface de 40 pages qui ferait ronfler un insomniaque – croquis, couvertures alternatives, commentaires).

Quant à moi, je compte m’attaquer dès que je le pourrai à Preacher et Hitman de Garth Ennis. Si certains d’entre vous les ont lu, vos commentaires sont les bienvenus !

Si vous avez reconnu Simon Pegg dans le petit rouquin à l’air apeuré, bien joué, c’est de lui qu’est inspiré le physique du personnage de Hughie ! Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous renvoie à Shawn of the dead et Hot fuzz pour une bonne tranche de rigolade (deux films parodiques anglais).

-
Keskonlit